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Le prévisionnel qui tient la route

Stéphanie LE GRAND
4 août
3 min de lecture

Le document que la banque lit en premier — et celui qui fait basculer la décision.


Un prévisionnel n'est pas un exercice comptable pour faire joli. C'est la démonstration chiffrée qu'un projet rembourse. Trop ambitieux, il décrédibilise ; trop prudent, il ne finance rien. Tout l'enjeu : le rendre crédible, étayé et lisible.


Sommaire

  1. Ce que la banque y cherche vraiment

  2. Les trois erreurs qui décrédibilisent

  3. Construire un prévisionnel crédible

  4. Le rendre lisible

  5. Du document au pilotage

  6. FAQ



Ce que la banque y cherche vraiment


Le banquier ne finance pas un bénéfice théorique : il finance une capacité de remboursement. Sa première lecture vise une seule question — le projet dégage-t-il assez de trésorerie pour honorer l'échéance, mois après mois ? Il regarde donc la capacité d'autofinancement, le reste à vivre du dirigeant, et surtout la cohérence du chiffre d'affaires avec le marché réel. Un beau résultat net assis sur un CA invraisemblable ne le rassure pas — il l'inquiète.


Les trois erreurs qui décrédibilisent


Un CA qui décolle trop vite, sans justification : la fameuse courbe en crosse de hockey. Sans preuve (carnet de commandes, comparable, étude), elle se retourne contre le porteur.


Des charges sous-évaluées : on oublie les cotisations sociales, l'URSSAF, la TVA à décaisser, les imprévus. Un prévisionnel sans charges réalistes paraît naïf.


Aucune marge de sécurité : le projet ne tient qu'au scénario parfait. Or aucun projet ne se déroule comme prévu.


Construire un prévisionnel crédible


Partez du réel : devis réels, prix du marché, comparables du secteur — pas d'hypothèses sorties du chapeau. Chaque ligne doit pouvoir être justifiée. Chiffrez trois scénarios (bas, médian, haut) et montrez que, même en scénario bas, l'échéance passe. C'est ce qui transforme un pari en projet finançable.


Le rendre lisible


Un bon prévisionnel se comprend en quelques minutes : des hypothèses clairement posées, un compte de résultat, un plan de trésorerie, un plan de financement.

Le banquier ne doit pas avoir à reconstituer votre raisonnement. Ajoutez une page d'hypothèses qui explique « pourquoi ces chiffres ». C'est souvent cette page, plus que les tableaux, qui emporte la décision.


Du document au pilotage


Une fois le financement obtenu, le prévisionnel ne meurt pas : il devient votre tableau de bord. Comparer le réalisé au prévu, mois après mois, c'est piloter au lieu de subir.

Un dirigeant qui suit son prévisionnel inspire confiance pour les financements suivants : il prouve qu'il tient ses chiffres dans la durée.

Un porteur qui arrive avec un prévisionnel « optimiste » part déjà avec un handicap. Un prévisionnel retravaillé en amont vaut dix relances après un refus.
À retenir - La banque finance une capacité de remboursement, pas un rêve. - Chaque hypothèse doit être adossée à une preuve. - Un scénario bas qui tient rassure plus qu'un scénario haut qui éblouit. - Une page d'hypothèses claire vaut mieux que dix tableaux.

FAQ


Que regarde la banque dans un prévisionnel ?


La capacité de remboursement avant tout : trésorerie dégagée mois après mois, capacité d'autofinancement, reste à vivre du dirigeant, et cohérence du chiffre d'affaires avec le marché réel.


Qu'est-ce que la « courbe en crosse de hockey » ?


Un chiffre d'affaires qui décolle trop vite sans justification. Sans preuve (carnet de commandes, comparables, étude), elle décrédibilise le dossier.


Combien de scénarios chiffrer ?


Trois : bas, médian, haut. Montrer que l'échéance passe même en scénario bas transforme un pari en projet finançable.


Télécharger le guide


Le guide complet en PDF, en accès libre : Le prévisionnel qui tient la route (3 pages).



À lire ensuite

Un prévisionnel à construire ou à consolider ?


Le rendre crédible, étayé et lisible — trois scénarios, hypothèses justifiées, page de synthèse : c'est précisément mon métier.


Le premier échange est sans engagement.


Présentez-moi votre projet : stephanie.legrand@pretpro.fr — 06 99 61 70 99 — Réponse sous 24 h.


Stéphanie Le Grand · 20 ans en financement professionnel · experte Franchises & Patrimoine

MIOBSP, n° ORIAS 26009809 — orias.fr

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